Le caractère arobase (@) correspond au point de code Unicode U+0040 et au code ASCII 64. Sur un ordinateur, la combinaison de touches qui produit ce symbole dépend uniquement de la disposition de clavier active dans le système d’exploitation, pas des inscriptions gravées sur les touches physiques. C’est cette distinction qui explique la plupart des problèmes rencontrés par les utilisateurs.
Disposition logicielle et disposition physique : pourquoi votre arobase ne s’affiche pas
Un clavier physique AZERTY branché sur un PC configuré en QWERTY dans Windows produira les caractères correspondant à la disposition QWERTY. Le système d’exploitation attribue un caractère à chaque position de touche selon la langue et la disposition sélectionnées dans les paramètres.
Quand vous appuyez sur la touche située au-dessus du P et que rien ne se passe (ou qu’un autre caractère apparaît), le problème vient presque toujours d’un décalage entre la disposition logicielle et le clavier physique. Sous Windows, le raccourci Alt + Maj ou Win + Espace bascule d’une langue à l’autre. Une pression accidentelle suffit à passer du français à l’anglais sans notification visible.
Pour vérifier la disposition active, regardez l’indicateur de langue dans la barre des tâches (en bas à droite sous Windows, en haut à droite sous macOS). S’il affiche « ENG » ou « EN », votre système utilise une disposition anglophone, et les raccourcis AZERTY ne fonctionneront pas.

Raccourci arobase sur clavier AZERTY français sous Windows et macOS
Sur un clavier AZERTY français standard, la touche @ est partagée avec le chiffre 0 et le caractère à, sur la rangée supérieure du clavier. La combinaison pour produire l’arobase est Alt Gr + 0 (la touche à droite de la barre d’espace, maintenue pendant que vous appuyez sur 0).
Sur macOS avec un clavier français, le raccourci est identique dans son principe : Option + 0 (la touche Option remplace Alt Gr dans l’écosystème Apple).
Un point souvent ignoré : depuis la publication de la norme AFNOR NF Z71-300 en avril 2019, il existe deux variantes d’AZERTY français. La variante normalisée repositionne certains caractères spéciaux par rapport à l’AZERTY traditionnel. En pratique, la plupart des claviers grand public vendus en 2026 utilisent encore la disposition classique, mais si vous avez configuré la variante normalisée dans vos paramètres Windows, le raccourci de l’arobase peut différer.
Vérifier et modifier la disposition sous Windows
- Ouvrez Paramètres, puis Heure et langue, puis Langue et région. Cliquez sur votre langue française, puis sur Options de langue pour voir les dispositions installées.
- Si deux dispositions coexistent (par exemple « Français – AZERTY » et « English – QWERTY »), Windows permet de basculer de l’une à l’autre avec Win + Espace. Supprimez les dispositions inutiles pour éviter les bascules accidentelles.
- Pour ajouter ou retirer une disposition, cliquez sur « Ajouter un clavier » ou sur la croix à côté d’une disposition existante dans ce même menu.
Arobase sur clavier QWERTY : la combinaison Maj + 2
Sur un clavier QWERTY américain (US), l’arobase est directement accessible via Maj + 2. Le symbole @ est imprimé sur la touche 2 de la rangée supérieure. C’est la combinaison la plus simple, sans touche modificatrice spéciale.
Sur un clavier QWERTY britannique (UK), la logique change : l’arobase se trouve sur la touche de l’apostrophe, accessible via Maj + ‘ (apostrophe). Cette différence entre QWERTY US et UK piège régulièrement les utilisateurs qui achètent un clavier importé sans vérifier la variante régionale.
Clavier AZERTY belge et clavier QWERTZ suisse
Le clavier AZERTY belge place l’arobase sur la touche 2, accessible via Alt Gr + 2. Le clavier QWERTZ suisse utilise quant à lui Alt Gr + 2 également, mais la disposition des autres touches diffère. Dans les deux cas, la mécanique reste la même : une touche modificatrice combinée à une touche numérique.

Méthode universelle avec le code Alt 64 sous Windows
Si aucune combinaison standard ne fonctionne, ou si vous utilisez un clavier dont vous ne connaissez pas la disposition, il existe une méthode de secours sous Windows. Maintenez la touche Alt enfoncée, tapez 64 sur le pavé numérique, puis relâchez Alt. Le caractère @ apparaît, quelle que soit la disposition active.
Cette méthode repose sur le code ASCII du caractère. Elle nécessite un pavé numérique physique ou, sur un ordinateur portable, l’activation du pavé numérique virtuel via la touche Verr Num (souvent combinée avec Fn). Les chiffres de la rangée supérieure du clavier ne fonctionnent pas avec cette méthode.
Si votre clavier ne dispose pas du tout de pavé numérique, Windows propose un clavier visuel. Ouvrez-le en tapant « clavier visuel » dans la barre de recherche du menu Démarrer, puis cliquez directement sur le caractère @.
Arobase sur clavier Mac : Option et cas particuliers
Sur un Mac configuré avec un clavier français, la combinaison Option + 0 produit l’arobase. Si votre Mac est configuré avec un clavier QWERTY US, c’est Maj + 2, comme sous Windows.
Pour vérifier ou changer la source d’entrée sur macOS, ouvrez Réglages Système, puis Clavier, puis Sources d’entrée. L’icône du drapeau ou de l’abréviation dans la barre de menus indique la disposition active. Comme sous Windows, plusieurs dispositions peuvent coexister, et le raccourci Ctrl + Espace (ou Globe + Espace sur les Mac récents) bascule de l’une à l’autre.
- Clavier français sur Mac : Option + 0
- Clavier QWERTY US sur Mac : Maj + 2
- Clavier QWERTY UK sur Mac : Option + 2
Le comportement de la touche Option sur Mac n’a pas d’équivalent exact sous Windows. Elle agit comme une couche de caractères alternatifs propre à macOS, ce qui explique que les raccourcis diffèrent entre les deux systèmes même quand la disposition porte le même nom.
La disposition du clavier reste un paramètre logiciel que vous pouvez modifier à tout moment. Si vous tapez régulièrement sur des machines différentes, mémoriser le code Alt 64 sous Windows constitue le filet de sécurité le plus fiable, puisqu’il fonctionne indépendamment de toute configuration linguistique.

